27.09.2005
Prisonniers-Extraits de mon premier roman
Quelques extraits du premier roman "Prisonniers"
" Chapitre 1- La chambre
Sortir de cet état de torpeur, à tout prix. Je dois en sortir. Que faire sinon en sortir ? Cela fait tellement longtemps que je vis dans le brouillard. C’est un épais brouillard qui a fini par me faire peur. J’ai peur depuis si longtemps. Et pourtant cette nonchalance s’accroche encore à moi, cette coriace. Une fois, j’en suis sorti. J’ai vu des gens du monde extérieur. J’ai revu toutes ces têtes. Et puis plus rien. Je ne me rappelle plus de rien. Tout cela semble si loin. Avec le temps les souvenirs s’effacent, même les plus marquants. Cette torpeur, je ne sais même plus quand elle s’est emparée de moi. Depuis quand est-elle là ? Je ne sais plus. Tout est si loin. Tout est si brumeux. Je n’y vois même pas mon avenir. Avant j’avais encore des souvenirs de mon passé. Puis un jour ils ont disparu, volatilisés dans le brouillard. Je n’ai plus aucune image de mon enfance ni de ma jeunesse. Peut-être bien que j’aie eu une enfance et une jeunesse comme tout le monde. Peut-être que je n’en ai même pas eues. J’ignore tout ça. Je ne sais plus. Cela fait si longtemps que je ne sais plus rien. Plus rien. Rien que cette torpeur et cette brume permanente. Il y a aussi cette fatigue. Cette fatigue est terrassante. Elle commence par le bout des doigts et par le talon. Elle remonte, petit à petit, jusqu’au bout des cheveux. Parfois, elle m’énerve. Mais le plus souvent est que je n’ai même pas la force de m’énerver. Parfois je me dis que cette fatigue vaut mieux que d’être envahi de torpeur. Je veux sortir de cette passivité. C’est un vide si envahissant. Ca gagne doucement. Au début c’est seulement un quart d’heure par jour. Puis ça finit par prendre toute une journée. Et puis tout un mois. Et à la fin le vide remplit entièrement l’existence. Et après on ne s’en défait plus. Le vide est tellement dense qu’on ne s’en aperçoit plus. On ne sait même pas qu’on est dedans. Il n’y a pas d’indice. Tout est devenu vide. Même mes paroles sont vides. Elles sonnent creux comme le son du tambour. On imagine qu’il n’y a rien à l’intérieur. Dedans c’est le vide. Vide. Vide. Vide. Rien. Parfois il m’arrive de voir certaines images. Par exemple, j’ai vu mon cerveau. C’était juste une surface plane, d’un calme plat. Assez liquide, sans remous et avec une brume épaisse à la surface. Mon cerveau était comme ça. C’était comme une immense flaque d’eau sale des pays nordiques. On sentait qu’au fond il ne pouvait y avoir que de la boue, quelques déchets aussi peut-être, mais la flaque est si opaque qu’on ne peut jamais y voir le fond pour dire ce qu’il s’y trouve. Je me demande même s’il existe un fond. L’eau est tellement boueuse. J’ai pourtant fait un immense effort pour voir ce qu’il y avait dedans, pour chercher une quelconque présence vivante, mais rien. Je n’ai rien pu voir. Rien que cette eau opaque, calme, morte. Et puis j’ai abandonné. Je n’ai plus cherché à voir, à savoir. Cette triste image de mon cerveau revient quelquefois. Au début ça m’a étonné. Est-ce qu’un cerveau ressemble vraiment à ça ? Est-ce que tous les autres cerveaux ressemblent à ça ? Et par la suite je m’y suis habitué. Je ne me suis plus posé de question à savoir si l’image de mon cerveau était vraiment celle-là et pas une autre ......"
22:45 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note























Commentaires
Etrange…
Je rentre à l’instant…
Une rencontre hasardeuse…
Mes pensées étaient en fusion…
J’ai les larmes aux yeux…
C’était intense.
La magie des mots a encore fait mouche…
Elle me regardait sans baisser ses yeux…
Elle m’écoutait sans dire un mot…
J’étais perdu dans son flou…
Elle attendait mes mots…
J’étais incapable de la satisfaire.
La musique me berçait…
Ma voix était profonde…
Mon corps était faible…
J’étais malade,
Je délire,
Elle ne le savait pas moi oui !
Je cherche un indice, je cherche une faille…
Son regard m’égarait …
Elle avait érigé des murailles, bâtit une forteresse, mit des miradors…
Elle avait emprisonné son âme à double tour !
J’étais certain de trouver…
Etat second
Mon esprit se dégage de mon corps, larguant les amarres et avant toute
Je perçois une lueur…
J’avance en tâtonnant
Une porte arrière
Oubliée ouverte par mégarde ou acte volontaire ?
Ce n’est pas le plus important
Je m’engouffre
Une lumière tamisée, une douceur inattendue, un accueil chaleureux
J’ai réussi…
Je monte en puissance, mes pensées se bousculent se heurtent se dissipent puis explosent dans une harmonie dérangeante irrationnelle, fluide sans interférence.
Guidé par le maître…je transcende
Les dix huit minutes se sont écoulées, je me sentais faigué, je sentais son envi de rester
Il était temps de rompre la fusion de nos esprits
C’est fini
Je rentre
Le chemin est si court
Je lis les textes de swanie
Bercé par la musique de Lawrance d’Arabie
Par l’inspiration j’étais pris
Pour toi ce texte je dédie
Ecrit par : adib | 18.11.2005
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